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Concorde

Août 2010 – Septembre 2010

MaquetteBAe-Aérospatiale Concorde
MarqueAirfix (aussi sorti sous label Heller)
Echelle1/72
Typeplastique injecté
PeintureHumbrol, Revell, Vallejo
Accessoiresscratch
RéférencesInternet, Wing Masters 46

Historique

ConcordeLe nom “Concorde” est directement lié à l’accident tragique en 2003 quand un des plus vieux avions de ce type connaissait un fin tragique lors de son décollage dans la commune de Gonesse près de Paris (F). Cette catastrophe coûtait non seulement la vie a tout les passagers et personnel de bord mais aussi a quelques civils. L’investigation suivant au désastre prouverait que la catastrophe c’était produit suite a des causes externes qui n’avaient rien a faire avec l’avion en cause mais les cloches de mort avaient entre-temps sonnés sur la vie opérationnelle de l’avion. L’inquiétude sur la cause du désastre et principalement l’état mauvais de l’économie au début du nouveau millénaire résultait dans l’arrêt opérationnel des Concordes de British Airways et d’Air France. Heureusement pas un de ces avions ne sera ferraillé mais ils seront tous transférés vers un musée ou un dépôt.

Mais on oublie souvent que le premier vol d’un Concorde date de 1969, donc 34 ans auparavant, et qu’on n’avait jamais déploré un accident mortel avec ce type; quelque chose qu’aucun autre type d’avion a pu réaliser.

Le Concorde était le produit de plusieurs recherches pour lesquels on avait même construit et développé des types d’avions spéciaux comme les Fairey Delta 1 et 2 a fin d’expérimenter avec des surfaces d’ailes et des moteurs révolutionnaires. Le Concorde deviendrait le premier avions passager supersonique au monde capable de transporter 100 passagers a une vitesse maximale de Mach 2.2. Le défaut le plus important de cet avion était surtout qu’il ne s’agissait pas d’un engin d’origine Américaine ou Russe et de cette raison il devenait victime d’un boycott presque mondial. Le projet Américain, le Boeing SST, ne devenait rien de plus qu’un avion sur échelle réelle; le projet Russe, le Tu-144 (qu’on appelait “Concordski” se moquant aux apparences avec le Concorde), allait connaître un fin tragique lors de sa présentation publique à Le Bourget. Le Concorde était un des plus élégants et plus beaux avions jamais construits et occupera toujours une place importante dans l’histoire aéronautique mondiale.

La maquette

L’assemblage de ce kit est sur demande de quelqu’un qui s’intéresse bien fort a l’avion mais qui n’a pas les capacités d’un modéliste. Malgré le fait qu’il n’y a pas beaucoup de pièces, la construction prouvera que cette personne aura raison, ce n’est absolument pas une boite pour un débutant. La boite contient plusieurs pièces de grande taille moulé dans une plastique blanche. Grand est bien le mot exacte puisque l’avion mesurera environs 9Ox36 cm une fois complété. Il y a aussi une grappe en plastique claire pour les fenêtres du cockpit et les feux d’atterrissage mais pas pour les fenêtres dans la coque.

Une grappe en plastique grise contient les pièces du train d’atterrissage et une grappe noire contient ceux des moteurs et leurs gondoles. Et c’est ici que commencent les problèmes puisque cette plastique noire est d’un autre mélange que la blanche et le collage des pièces posera bien des difficultés.

On c’était mis d’accord que la construction serait « de la boite » suivant simplement le plan de montage sans usage de produits after market et le moins de scratch que possible et je veux m’y tenir.

Les moteurs

ConcordeOn commence avec la construction des gondoles moteurs ou on rencontre le problème des deux types de plastique. Ajustage et ponçage est plus que nécessaire ainsi que l’usage de colle cyanoacrylate sur le plastique noire. Faites bien attention que les pièces des moteurs de coté gauche et droite restent ensemble puisqu’il y a bien une différence entre eux. Quelques essais étaient nécessaires avant d’obtenir un bon résultat. De l’enduit et du papier de verre sont des outils plus que nécessaire.

Le plan de construction mentionne les diverses couleurs qu’il faut appliquer lors du montage mais le tout a été peint en apprêt blanc Revell avant d’utiliser d’autres couleurs. Les entrées d’air et les échappements sont peints en Vallejo gun metal avec rehaussage en Vallejo Natural Steel.

L’habitacle

ConcordeL’habitacle consiste d’un plancher et un cloison, instruments de bord sur console centrale et un panneau séparé sur lu coté droit. Il y a aussi deux volants Concorde typiques et trois sièges. Le cockpit est peint en une couleur gris léger et les décalques des instruments sont mis en place ce qui est plus qu’assez parce qu’on y voit pas beaucoup une fois fermé.

Premier difficulté est le panneau du coté droit que obscure une partie de la verrière droite quand mis en place suivant le plan de montage. Vérification de mes références photos montrait que ce n’est pas le cas en réalité et le panneau a été déplacé en arrière. Ce n’est qu’une modification mineur mais très important pour la vue générale.

L’article dans Wing Masters mentionne des problèmes lors du montage de la verrière. Ajustage de la console centrale était nécessaire a fin de le connecter dans l’habitacle même. Des essais montraient aussi que la verrière devait être ajusté par ponçage des coins en dessous. Ma solution semblait être bon au début mais, du moment ou les deux demi coques du cockpit étaient mis ensemble, je voyais que le panneau des instruments de bord ne se raccordaient pas et qu’il y avait un grand trou entre les deux pièces. Il était nécessaire d’ajuster le panneau.

Le cockpit est ensuite collé dans une partie séparée de la coque qu’on va appeler la section avant.

Le nez

Le Concorde est doté d’un nez basculant qui est mis en position basse lors de l’atterrissage pour permettre une vue améliorée aux pilotes. La boite Airfix nous fournit ce nez basculant ainsi que des pièces permettant la mobilité du nez. Mais un kit n’est pas du tout un jouet et les pièces permettant la mobilité du nez sont coulés dans de la plastique claire qui les rend plus fragile.

Il m’a pris tout une soirée a fin de comprendre comment le système fonctionnait mais après beaucoup d’essais en prenant bien soin de ne rien casser, j’avais réussi a accoupler le nez mobile avec la section avant. Les pièces d’accouplement sont malheureusement bien visibles par la verrière du nez et j’ai opté de les cacher sous une pièce de carte plastique. Malheureusement, faute de maniement de ma part, le nez mobile sera cassé plus tard et il sera nécessaire de le coller en position fixe.

Le train d’atterrissage

Décide, avant de commencer, si vous allez présenter l’avion en position de vol ou atterri.

Les pneus en vinyle doivent se glissent sur les jantes. Tout les maquettistes ne sont pas fou de cette procédure mais ça vous laisse au moins l’avantage de pouvoir peindre les jantes plus facilement. Les pneus en vinyle sont malheureusement dotés de beaucoup de flash qu’on doit découper fragilement essayant de ne pas abîmer le dessin. Le dessin est poncé légèrement pour produire un effet usé.

Le train d’atterrissage principal se compose de deux pièces dans lequel il faut coller une tige métallique. Ceci agrandit la force du train d’atterrissage mais apporte plus de travail de ponçage. Une fois collé et poncé, ils sont peints en argent avec de l’aluminium sur les bras hydrauliques. Un lavage léger rehausse le fait d’usage.

La queue est aussi doté d’un petit train d’atterrissage protégeant la queue du contacte avec la piste d’envol lors du décollage ou atterrissage. Cette combinaison se trouve dans un abri séparé qu’on peut fixer facilement dans les demi coques de la queue.

Les portes du train d’atterrissage avant doivent êtres ajustés puisque quelques unes se referment une fois la jambe du train fixé en position basse.

La coque et les ailes

ConcordeSi l’avion est présenté en position de vol vous pouvez omettre plusieurs pièces représentant l’abri du train d’atterrissage. Il faut aussi utiliser les portes fermées. La boite prévoit quelques point et pièces pour ceux qui le veulent faire pendre a des ficelles et les instructions en montrent des dessins comment faire.

Cet avion sera construit en statique et on doit donc monter les logements de train. Ils sont très basique et reçoivent un peu de détails avec du fil de fer représentant les diverses tuyaux. Les photos référence sont ici très utile.

Les ailes ont l’air d’avoir souffert de déformation aux extensions mais ce n’est pas le cas. Les bouts d’ailes du Concorde pendaient vers le bas. Il est important de bien coller les parties supérieurs et inférieurs des ailes et d’enduisez les trous restants. Les joints entre les ailes supérieurs et le coque ne se raccordaient pas bien sur mon modèle et il fallait user assez de d’enduit pour remédier cela.

Il y a des trous dans la coque représentant les hublots mais il n’y en a pas en plastique claire. Le plan de montage vous suggère de les fabriquer vous même en utilisant du Clearfix (Humbrol) et une pièce en plastique claire fournit dans la boite. Je ne vais pas les construire avant la peinture de la coque.

Juste après le montage de la partie principale de la coque et les ailes, un maquettiste Français m’informait qu’il y avait une différence entre le nombre de hublots sur les avions Français ou Anglais. Les Concordes Anglais comptaient moins d’hublots que les Français. Mon avion étant Anglais, j’ai vérifié a l’aide de photos et il est exacte que les avions Anglais ont 3 hublots de moins à hauteur des portes de secours avant et 2 de moins aux portes de secours du milieu. Du fait que la coque du kit est construit en cellules (avant, milieu et queue) je pouvais insérer une pièce de carte plastique a l’avant, facilitant l’ajout d’enduit et le ponçage. Ceux du milieu étaient seulement replis et poncés.

Ailerons et nacelles moteurs

ConcordeLes ailes sont dotés a l’arrière d’ailerons très grands mais il faut d’abord les travailler avant qu’on puisse les utiliser. Chaque aileron ne compte pas moins que quatre points d’éjection ce qui est trop. Ils sont tous enduises et poncés; certaines sont refaits après application d’une couche d’apprêt. Ils sont ensuite montés sur leurs supports.

Entre-temps on peut continuer avec le montage du nez et de la queue prenant bien soin d’ajuster et d’aligner bien les pièces sur la partie centrale. Laissez bien sécher la colle puisque les joints auront besoin de ponçage pour obtenir une coque lisse.

Le plan de montage suggère de continuer avec l’application des antennes diverses mais il faut mieux attendre la mise en peinture

Il faut d’abord monter les nacelles des moteurs avant de fixer les ailerons puisqu’ils doivent tous être ajustés et poncés. Les ailerons du Concorde se trouvaient toujours en longueur des ailes quand il se trouvait sur le sol. Ils ne pendaient en bas que lors d’une maintenance.

Peinture

La première couche de peinture est un apprêt blanc appliqué à l’aide d’une bombe Motip. Les défauts sont alors ajustés avant application d’une deuxième couche d’apprêt. Le Concorde a une longueur de plus de 83 cm et une largueur d’environs 35 cm. Il est donc très important d’appliquer la peinture lors d’une passage souple de l’avant à l’arrière et je le trouvait plus facile a faire quand l’avion se trouvait a la verticale, basculant sur sa queue.

Les nacelles moteurs sont ensuite masqués avant d’être peint en noir Revell 5. Les trust reversers et l’intérieur des moteurs sont peint en gun metal suivi d’un brossage a sec en aluminium.

Une fois satisfait, les nacelles sont cachez sous de la bande Tamiya a fin de pouvoir utiliser de la peinture blanche brillante appliqué aussi à la bombe Motip. Prenez bien le temps de laisser sécher la peinture entre chaque couche, ce n’est pas parce qu’elle semble être sèche qu’elle l’est vraiment.

Le tout est scellé avec une couche de Klir. Les contours des panneaux ne sont pas très apparents sur le Concorde mais ils y sont bel et bien. J’ai utilisé un lavage MIG dark wash et les ai scellés avec une deuxième couche de Klir.

Hublots

Une fois la peinture fini les hublots sont installés utilisant du Clearfix, appliqué l’aide de la pièce spéciale prévue dans la boite. Laissez bien sécher le Clearfix qui a tendance de se rétrécir un peu. Il m’a fallu appliquer une deuxième couche ici et là

Transferts

ConcordeComme dit, le Concorde est un grand avion avec de grandes surfaces colorés qui nous sont fournis sous forme d’une feuille de transferts aussi grand que la boite même. Cette feuille nous offre la possibilité de construire les diverses avions comme ils ont volés dans des périodes spécifiques. Je devais construire l’avion présenté sur la boite, soit la dernière version de British Airways.

Tout les transferts sont imprimés sur une feuille porteur et il est donc nécessaire de les découper pièce par pièce. Il y a des très grands mais aussi des minuscules et il faut bien commencer avec les plus grands, plus précis ceux de la queue. Un premier problème se pose avec les blocs antennes sur la queue qui doivent aussi les transferts. Les transferts doivent donc être coupés sur certains lieux a fin de faciliter leur fixation. Utilisations généreuses de Humbrol Decal Cote 1 et 2 était nécessaire mais il m’a aussi fallu faire appel au decalsetting Daco qui laisse fondre le transfert sur la surface.

Le même principe est appliqué sur les autres grands transferts avant de mettre l’avion à coté pour bien les faire sécher avant que des transferts plus petits seront appliqués au dessus des grands.

Si j’avais pensé que tout allait se passer sans problèmes, j’étais bien mal servi. La première série de transferts qu’il faut appliquer ensuite sont les marquages sur les bouts d’ailes. Je commençais a l’avant travaillant vers l’arrière pour constater qu’ils étaient trop courtes. Tout était a refaire en commençant de l’arrière vers l’avant, coupant parfois les transferts pour bien pouvoir suivre la forme des bouts d’ailes. Une couche de Klir était nécessaire pour les tenir en place.

J’ai du constater que plusieurs transferts sont trop petit ou trop court, particulièrement ceux qu’on doit coller au dessus des portes de secours. Il était nécessaire d’au moins découper les instructions mais en général il faut dire que les encadrements des portes étaient trop courts. Je trouve ça un majeur point en mineur pour une boite assez récent.

Après avoir scellé les transferts avec une autre couche de Klir, j’ai appliqué une couche de vernis brillant sur tout l’appareil. Malheur !!! Je ne sais toujours pas ce qui c’est produit mais le vernis commençait a craqueler et semblait comme une peau d’orange au dessus de certains transferts, plus précis sur les plus grands et ceux des portes de secours. Le seul alternatif était un ponçage léger a l’aide de papier abrasif, prenant soin de ne pas endommager les transferts. Une fois fait, une nouvelle couche de vernis était applique avec un résultat satisfaisant.

Finition

Les dernières antennes sont mis en place ce qui est un travail délicat puisque, si grand est l’avion, si petit sont les antennes.

Conclusion

Le Concorde est, jusqu'à présent, le plus grand avion qui j’ai construit à l’échelle 1/72. La construction en soi n’est pas si difficile si on ne compte pas le travail sur la section avant et le nez basculant. Je me suis souvent demandé pourquoi je ne les voyait pas lors d’une bourse ou d’un concours puisqu’il s’agit d’un avion récent, une coopération entre deux grandes marques (Airfix en Heller) pourvu d’une belle planche de transferts qui vous laisse le choix de reproduire la plus part des avions qui ont volés en service chez British Airways (Airfix) ou Air France (Heller).

Le mauvais raccord entre les pièces me donnait réponse à ma question et si quelqu’un a rencontré les mêmes problèmes que moi avec les transferts, je peux bien comprendre qu’on n’a plus le courage de continuer la construction. C’est aussi un avion très grand ce qui ne facilite pas la maniabilité pendant la construction et la peinture et, en plus, les petites antennes ne facilitent pas son transport. L’avion a été présenté une fois lors d’une bourse mais n’était pas mis en concours du a un dégât lors du transport. Malgré ça, il a attiré bien des passionnés et plusieurs photos ont été prises. C’était un bon exercice avec un assez bon résultat et je trouvais regrettable de devoir m’en séparer puisque j’avais bien voulu le voir sur mon aéroport.

Keep ‘m building

Erwin Bovyn
IPMS Gent


 

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